La crise clastique C'est une des formes possibles de la crise d'agitation. Elle se définit dans un contexte d'hyperexcitation psychomotrice par le bris des objets comme manifestation violente d'agressivité. Cette crise aiguë que l'on rencontre au cours de certaines évolutions pathologiques comme les bouffées délirantes, les états crépusculaires de l'épilepsie, la crise d'hystérie, l'accès maniaque ou la schizophrénie catatonique, constitue le plus souvent une situation d'urgence psychiatrique qui entraîne l'internement. En effet, folie et agitation vont souvent de pair. Arrêter la fureur clastique du fou, telle a été longtemps la première tâche du thérapeute. En dehors des pathologies déjà citées, la crise clastique peut survenir sous forme d'impulsions chez des personnalités psychopathiques, paranoïaques, alcooliques, ou chez des traumatisés du crâne. Ces paroxysmes de violence surviennent dans des moments de rupture, de conflit interne très fort qui font perdre au sujet tous ses repères et le mettent littéralement hors de lui. La crise clastique peut être interprétée soit comme un symptôme qui renvoie à la pathologie connue du sujet et s'inscrit dans la chronicité, soit comme un langage, un appel, une demande ponctuelle qui réclame une prise en charge immédiate. Ce type de crise a donc une fonction vis-à-vis de l'entourage et du groupe.
La psychanalyse l'interprète comme la reproduction des éléments du schéma archaïque de la relation mère /enfant telle que l'a décrite Melanie Klein. Il s'agirait des attaques anales de l'enfant qui projette à l'extérieur ses mauvais objets. Ceux -ci doivent subir une "bonification " grâce à l'attitude contenante de la mère. Selon le psychiatre et psychanalyste anglais Bion cette bonification participe à l'élaboration de la pensée de l'enfant, élaboration qui soudain fait défaut dans la crise clastique. Au sens courant, le doute s'oppose à la certitude et nous le subissons : nous sommes la proie du doute. Le doute scientifique ou philosophique est au contraire volontaire, soumis à l'esprit qui l'exerce et contrôlé par lui. C'est un doute déterminé, déterminant ce qu'il cherche et ce sur quoi il porte en mobilisant l'activité de la raison. Pour le scientifique, il s'agit d'exposer la rationalité des hypothèses à la réfutation expérimentale dans le cadre strict de conditions précisées et reproductibles.